29.03.2008
Le curé Hubert Firket
« …Deux pas plus loin, Jacques se trouvait devant l’église que le curé Firket avait bâtie de ses deniers. La porte était ouverte. Il y entre. Des odeurs d’encens flottaient sous le haute voûte. Au fond du cœur se dressait le beau maître-autel en marbre blanc et noir, don aussi du généreux pasteur. Et, à son fronton, Jacques reconnaît avec émotion les armes de Hubert Firket, les trois chênes et le chevreuil.
Sans doute, il est enterré là, au pied de l’autel, comme il en exprimait le désir dans le testament que Jacques se souvenait lui avoir vu rédiger. En effet, dans le chœur, une inscription sur une pierre tombale rappelle que le curé Firket, mort en septembre 1739, repose en cet endroit. … »
La châtelaine de Chokier de Albert Dessart, Gazette de Liège, 1922
Plusieurs curés de la paroisse sont issus de la même famille.
On peut citer : Lambert Firket (1636-1675), Hubert Firket (1675-1733), Martin Firket -nommé par le Pape Clément XII- (+1745)…
C'est l'Abbé Hubert Firket, curé de la paroisse pendant plus d'un demi-siècle, de 1675 à 1733, qui a restauré et agrandi l'église vers 1715.
C'est sous son pastorat que furent placés les magnifiques vitraux qui décoraient encore l'église en 1944.
Dans l’église, on retrouve plusieurs ornements faisant mémoire de l’Abbé Hubert Firket :
- un écusson portant ses armes : trois chênes et un chevreuil
- une inscription nous fait savoir qu'il est le donateur de l'autel:
« Donc Revendi Domini Huberti Firket pastori in Chokier et decani concilii Hozemontensis 1711 »;
- le premier et le dernier balustres du banc de communion portent ses armes ;
- un des vitraux de gauche porte l’inscription :
« Reverendus Hubertus Firket constructor hujus templi et ibi per 64 annos parochus. Anno 1739.
Restauration réalisée en 1949 en mémoirede l'abbé Frankinet, curé de 1849 - 1882.
La paroisse reconnaissante. »
- un magnifique ostensoir, chef-d’œuvre d'orfèvrerie liégeoise du 18e siècle marqué de ses armes, ainsi que trois calices.
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09.03.2008
L'orgue CLERINX de l'église Saint-Marcellin de Chokier
L'instrument a été construit en 1858 par le facteur Arnold Clerinx de Saint Trond.

Arnold Clérinx a été un facteur très actif dans notre région. Il produisait deux types d'instruments, un petit modèle doté d'un seul clavier comme l'instrument des églises d'Engis, de Mons, des Awirs, un modèle plus imposant, à deux claviers, comme celui de cette église, de celle de Fléron, d'Amay. Tous ces instruments ont été récemment remis en état.
Clérinx a produit aussi des instruments plus grandioses, comme celui du Séminaire de Liège, de l'église Saint-Jacques, détruit pendant la guerre et maintenant remplacé par une copie d'un instrument de 1600.
Durant ses 150 ans d'existence, notre orgue, qui était à l'origine un instrument romantique, bien de son époque, à subi bien des aléas et bien des transformations.

Pendant la dernière guerre, en 1942, des voleurs ont dérobé les tuyaux de façade, que l'on appelle « les Montres » du verbe « montrer » ce qui n'a rien à voir avec les horloges.
Ces tuyaux, en étain, métal fortement recherché, ont été remplacés à l'époque par des répliques en zinc, dont la sonorité était évidemment beaucoup moins bonne.
Vers 1950, M. Frésart, qui occupait à l'époque le château de Chokier et qui mariait une de ses filles, a offert à la paroisse une « restauration » de l'instrument. Elle fut réalisée par la firme Van de Loo de Louvain, firme aujourd'hui disparue.
En réalité la « restauration » en question ne fut pas un succès. Elle a consisté en une transformation, visant à suivre la mode du moment qui consistait à «baroquiser », (à rendre baroques) les instruments en remplaçant les jeux romantiques d'origine par des jeux faussement anciens. A cette époque les autorités artistiques de l'Etat étaient beaucoup moins regardantes et ce travail fut réalisé sans le moindre contrôle de spécialistes.
Ce n'est plus le cas fort heureusement à l'heure actuelle.
La restauration qui vient d'être réalisé sous l'autorité de M Patrick Wilwerth avait pour but de remettre l'instrument dans son état d'origine, avec entre autre une nouvelle « Montre », la réparation de tous les tuyaux, l'élimination des jeux baroques rajoutés et la révision du mécanisme qui avait lui aussi beaucoup vieilli.
11:35 Publié dans Autres, Belgique, Culture, La Libre Essentielle, Le village d'aujourd'hui, Loisirs, Rédaction, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Renovation des Orgues, St Marcellin, Chokier
02.03.2008
L'église de Chokier
Chaque semaine, deux messes sont célébrées : une, le dimanche à 08h30 et l'autre le mardi à 18h00.
Les fondations de notre église remonteraient à 1220. Le culte était célébré à cette époque dans une chapelle consacrée à St Pierre et St Marcellin.
Ce dernier, prêtre à Rome, a été martyrisé en 304. La présence de reliques dans une église génère un culte particulier qui se traduit souvent par un pélerinage. Pour St Marcellin par exemple, sans que l'on sache très bien comment des parties de reliques sont arrivées dans l'église de Chokier, ce saint est invoqué pour les maladies nerveuses et les maux de tête. Sa fête se célèbre le lundi de Pentecôte. Ce pélerinage fut longtemps un des plus importants en pays mosan.
En 1303, on a inhumé dans la chapelle le premier seigneur de Chokier, Jehan, châtelain de Hozémont.
Pendant plusieurs siècles, notre église resta attachée à la paroisse des Awirs, le prêtre partageant son activité entre les deux communes. Ce n'est qu'à la fin du 16ème siècle que l'église fut érigée en paroisse indépendante. Le Prince-Evêque désigna le premier curé.De 1636 à 1675, la charge fut confiée à Lambert Firquet. Après lui c'est Hubert Firquet qui exerça les fonctions jusqu'en 1733.
Cette église est classée par la Commission des Monuments et Sites. Caractérisé par le style Louis XIII, cet édifice conserve un important mobilier. L'autel majeur de l'église est remarquable par son retable à peinture et son fronton ; telle qu'on la voit, elle a été restaurée et agrandie de 1706 à 1712 sous le pastorat du 4ème curé de Chokier, l'abbé Hubert Firquet. De nombreuses armoiries ornent de nouveaux vitraux et la partie supérieure des pilastres. On y trouve aussi plusieurs croix funéraires et la dépouille de St Vincent dans son sarcophage, patron des vignerons . L'église renferme également de magnifiques peintures. Quant aux sculptures, leur réalisation s'étend du XVIème au XXème siècle.
L'entrée de l'église se trouvait auparavant sous la 1ère fenêtre, dans l'axe de la très belle grille d'entrée datant de 1714. Depuis cette porte a été murée. La tour, plus récente, date de 1838.
Autant l'abbé Firquet a laissé des traces visibles de son passage dans les transformations de notre église, autant l'abbé Jules Fossoul en a laissé dans nos coeurs. Celui-ci a été très proche de notre population aussi bien des jeunes que des personnes plus âgées.
L'église était entourée d'un cimetière dont ne subsistent que quelques tombes, notamment celle de la famille Beco qui donna plusieurs bourgmestres à la commune de Chokier. La tombe de Wingender (propriétaire de l'ancienne piperie) s'y trouve également.
On trouvait à l'entrée de l'église deux cloches (qui sont à l'intérieur maintenant) une date de 1719 et l'autre de 1850. Une légende raconte que pendant la dernière guerre, les cloches furent destinées à être fondues en Allemagne. Par miracle, elles échappèrent à leur funestre destin. Entre-temps, on avait pourvu l'église de nouvelles cloches. Ayant appris que les anciennes avaient survécu, des habitants de Chokier réunirent les fonds nécessaires à leur rachat.
Comment parler de l'église de Chokier sans parler de son orgue ? L'église conserve un orgue de 1858, construit, lui aussi, par Arnorld Clérinx et son buffet d'origine. Volés pendant la Seconde Guerre mondiale, les tuyaux de façade sont remplacés par des copies en zinc. Dans les années 1950, la maison Van Loo de Louvain a effectué quelques transformations : modernisation de la soufflerie, placement d'un pédalier à transmission partiellement pneumatique, etc. Une rénovation importante de cet orgue a été programmée cette année. Je vous en parlerai plus tard.
09:10 Publié dans Belgique, Culture, Le village d'aujourd'hui, Le village d'hier, Perso, Rédaction, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Eglise, Chokier, Chokier-village, St Marcellin






