01.05.2008
Un chokiérois, un homme pas comme les autres : Monsieur Norbert Graindorge
Presque chokiérois d’origine, il est né à Flémalle-Haute
le 28 octobre 1927. Norbert Graindorge est chokiérois de longue date puisqu’il l’est devenu à la suite de son mariage avec Andrée Jacob, Chokiéroise de souche, et qu’ils ont fêté leurs 50 ans de mariage en 1999.
Norbert fait ses humanités à l’Athénée de Seraing.
Après son service militaire, il travaille quelques temps comme représentant de la firme Vanderhelst (Belga) puis est engagé chez Michelin où se déroulera toute sa carrière professionnelle.
Après la pension, il reste actif en s’occupant de la gestion comptable
et administrative de l’entreprise de climatisation crée par son fils Denis.
A coté de cela, Norbert est surtout mélomane et musicien.
Doué et attiré très jeune par la musique (à l’école primaire, il arrivait à jouer sur l’harmonium les mélodies qu’il entendait), ce n’est que vers 14-15 ans qu’il prend des leçons chez M. Donquier, à Chokier.
Il arrête le piano au moment de son service militaire et fait de la musique en amateur jusqu’à ce que, bien plus tard, il s’inscrive à l’Académie de Musique d’Amay : il y termine brillamment, vers l’âge de 55 ans, un cursus de 5 ans de solfège et 8 ans de piano.
Il suit encore 4 ans de cours d’harmonie puis des cours d’orgue.
Intéressé par tout ce qui touche au coté culturel parmi les évènements qui se déroulent dans la région (notamment sur le plan musical),
Norbert Graindorge a aussi écrit régulièrement des articles sur ce sujet et a, en particulier, collaboré avec la Gazette de Liège dont Lily Portugaels, sa voisine, était directrice.
C’est, dans ce domaine musical, que Norbert Graindorge a apporté pendant des années une contribution importante et de grande qualité aux fêtes de Pentecôte à Chokier. Il est le créateur du fameux concert du samedi soir. Il l’organise pendant 18 ans, depuis sa 1e édition en 1983 jusqu’en 2000 où il passe le relais à Stéphane Moulin. Les concerts de Norbert avaient ceci d’original qu’ils rassemblaient différents artistes de haut niveau, surtout flémallois (où alors de la région proche) qui, pour la plupart, se produisaient gracieusement et dont il avait réussi à éveiller l’intérêt et à obtenir la participation.
Ce qui en faisait tout le charme et le succès, c’était tout à la fois la qualité des artistes, la variété des instruments et des styles et le choix de morceaux relativement connus. Cela permettait en même temps de combler un public averti et de rester accessible à tous.
C’est encore musicalement que Norbert Graindorge s’est investi au niveau paroissial. Il dirige la chorale depuis des temps immémoriaux (certains d’entre nous connaissent les fameuses répétitions du mardi !) et a succédé comme organiste à Raoul Collet en 1991.
Membre du conseil de fabrique depuis 1992, il est aussi l’initiateur de la réfection de l’orgue Clérinx (qui avait été installé sous le pastorat de l’abbé Frankinet en 1858).C’est lui qui a effectué les démarches, porté et mené à bien ce projet de longue haleine réalisé par la firme Schoemacker de Baelen, sous la direction de M. Patrick Wilwerth (auteur de projet). Les fonds proviennent des subsides communaux, de la Région Wallonne et de la Province, le solde étant apporté par la fabrique d’église. Entamée en 2005, la remise en état de l’orgue s’est achevée en avril dernier.
Enfin, en ce 100e anniversaire de la fondation du mouvement scout par Baden Powell, signalons que Norbert Graindorge, alias « lapin jovial » a encore été chef d’unité de la 1ère troupe scoute de Chokier (les Amis du Seigneur 1ère Seraing) à partir de 1965.
09:40 Publié dans Le village d'aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Norbert Graindorge, Donquier, Gazette de liège, Chokier




