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05.05.2008

Lily Portugaels

6ec34a4ef4f5a106507263ec91533be3.jpgArdente et turbulente

Lily Portugaels est née en 1934. C’est à Flémalle qu’elle passe son enfance.

C’est en 1961qu’elle devient une Chokiéroise en s’installant avec son époux, Dony Coenegrachts, rue du Château.

Pour brosser le portrait de cette ardente Chokiéroise, faisons appel à un spécialiste :

" Voilà bien un sacré personnage ! Le genre même de personne que vous rencontrez une fois …et que vous n’oubliez jamais !

Oui, Lily Portugaels ne laisse pas indifférent ; c’est une femme hors du commun, une grande dame d’ailleurs qui a gravi les échelons pour devenir une personne incontournable à Chokier et bien au-delà. A dire vrai, c’est une référence au Pays de Liège. Elle est partout, a un avis sur tout, connaît le Tout-Liège. Même ses rares détracteurs la respectent.

Lily Portugaels brûle de passion pour son village de Chokier, sa commune de Flémalle, sa région liégeoise. Cette amoureuse de l’Angleterre n’a jamais quitté cette maison si particulière, sorte de manoir de bord de Meuse merveilleusement décoré, notamment en période de Noël. Ce havre de paix, à deux pas de la remarquable église classée de Saint-Marcellin qu’elle choie avec son époux Dony, a vu grandir ses deux fils, Pierre et Vincent.

Mais c’est aussi dans les rédactions que Lily Portugaels a exprimé sa fougue et surtout, affiné – acéré parfois ! – sa plume.

La Flémalloise a en effet d’abord été une grande journaliste avant d’être l’écrivaine qu’elle est aujourd’hui. Son tempérament de feu mais aussi son talent évidemment lui ont permis d’être la première femme admise dans la rédaction de La Libre Belgique. C’est pourtant à la Gazette de Liège qu’elle a probablement connu le sommet de sa carrière journalistique. Directrice jusqu’en 1994, elle a véritablement incarné et porté à bout de bras ce qui reste le plus ancien titre de Belgique, fût-il aujourd’hui l’ancrage régional liégeois de La Libre Belgique. Contre vents et marées bruxellois, elle a défendu cette Gazette dans laquelle elle a longtemps fait la pluie et le beau temps. Aucun lecteur n’aurait raté un de ses « Jour à l’autre », véritable marque de fabrique presqu’aussi forte que ses initiales L.P.

Journaliste influente, elle a pesé sur nombre de dossiers liégeois, fréquenté bien des personnalités peu avares en confidences, animé quantité de réceptions. Lily Portugaels ne passe en effet jamais inaperçue. Passionnante pour les uns, parfois agaçante pour les autres, elle se sent partout comme un poisson dans l’eau. Son sens inné de la répartie constitue une fameuse arme pour rebondir dans toutes les situations. Lily, c’est presqu’un personnage d’opéra, cet opéra passion à qui elle a tant donné.

On aurait pu croire que son arrivée à la retraite allait tempérer ses ardeurs. Pauvre Dony ! De retraite, il n’en fut rien. Lily Portugaels a encore des chroniques journalistiques ; elle est aujourd’hui une conférencière appréciée et, surtout, l’auteur de nombreux ouvrages, sans compter les nombreuses sollicitations en tous genres qu’elle reçoit toujours. « Liège ardente et turbulente », « Vies de châteaux en vallée de Meuse », « Liège à la croisée des millénaires », « Liège en un clin d’œil », « Les scoops de Simenon » ou encore « Histoires d’amour de l’histoire de Liège » ne constituent que quelques unes de ses œuvres à côté de livres consacrés par exemple au comte Clerdent ou encore à Paul Bolland.

La passion pour l’écriture et la lecture demeure donc aussi vivace que cette crinière rousse habituée à arpenter les ruelles de Chokier.

D’un jour à l’autre…" 

Frédéric VAN VLODORP

01.05.2008

Un chokiérois, un homme pas comme les autres : Monsieur Norbert Graindorge

d125666702468381ca426eeea434e0ac.jpgPresque chokiérois d’origine, il est né à Flémalle-Haute
le 28 octobre 1927. Norbert Graindorge est chokiérois de longue date puisqu’il l’est devenu à la suite de son mariage avec Andrée Jacob, Chokiéroise de souche, et qu’ils ont fêté leurs 50 ans de mariage en 1999.

Norbert fait ses humanités à l’Athénée de Seraing.
Après son service militaire, il travaille quelques temps comme représentant de la firme Vanderhelst (Belga) puis est engagé chez Michelin où se déroulera toute sa carrière professionnelle.
Après la pension, il reste actif en s’occupant de la gestion comptable
et administrative de l’entreprise de climatisation crée par son fils Denis.

A coté de cela, Norbert est surtout mélomane et musicien.
Doué et attiré très jeune par la musique (à l’école primaire, il arrivait à jouer sur l’harmonium les mélodies qu’il entendait), ce n’est que vers 14-15 ans qu’il prend des leçons chez M. Donquier, à Chokier.
Il arrête le piano au moment de son service militaire et fait de la musique en amateur jusqu’à ce que, bien plus tard, il s’inscrive à l’Académie de Musique d’Amay : il y termine brillamment, vers l’âge de 55 ans, un cursus de 5 ans de solfège et 8 ans de piano.
Il suit encore 4 ans de cours d’harmonie puis des cours d’orgue.

Intéressé par tout ce qui touche au coté culturel parmi les évènements qui se déroulent dans la région (notamment sur le plan musical),
Norbert Graindorge a aussi écrit régulièrement des articles sur ce sujet et a, en particulier, collaboré avec la Gazette de Liège dont Lily Portugaels, sa voisine, était directrice.

390969d0af307409d88db331bf4521a6.jpgC’est, dans ce domaine musical, que Norbert Graindorge a apporté pendant des années une contribution importante et de grande qualité aux fêtes de Pentecôte à Chokier. Il est le créateur du fameux concert du samedi soir. Il l’organise pendant 18 ans, depuis sa 1e édition en 1983 jusqu’en 2000 où il passe le relais à Stéphane Moulin. Les concerts de Norbert avaient ceci d’original qu’ils rassemblaient différents artistes de haut niveau, surtout flémallois (où alors de la région proche) qui, pour la plupart, se produisaient gracieusement et dont il avait réussi à éveiller l’intérêt et à obtenir la participation.
Ce qui en faisait tout le charme et le succès, c’était tout à la fois la qualité des artistes, la variété des instruments et des styles et le choix de morceaux relativement connus. Cela permettait en même temps de combler un public averti et de rester accessible à tous.

C’est encore musicalement que Norbert Graindorge s’est investi au niveau paroissial. Il dirige la chorale depuis des temps immémoriaux (certains d’entre nous connaissent les fameuses répétitions du mardi !) et a succédé comme organiste à Raoul Collet en 1991.

Membre du conseil de fabrique depuis 1992, il est aussi l’initiateur de la réfection de l’orgue Clérinx (qui avait été installé sous le pastorat de l’abbé Frankinet en 1858).C’est lui qui a effectué les démarches, porté et mené à bien ce projet de longue haleine réalisé par la firme Schoemacker de Baelen, sous la direction de M. Patrick Wilwerth (auteur de projet). Les fonds proviennent des subsides communaux, de la Région Wallonne et de la Province, le solde étant apporté par la fabrique d’église. Entamée en 2005, la remise en état de l’orgue s’est achevée en avril dernier.

Enfin, en ce 100e anniversaire de la fondation du mouvement scout par Baden Powell, signalons que Norbert Graindorge, alias « lapin  jovial » a encore été chef d’unité de la 1ère troupe scoute de Chokier (les Amis du Seigneur 1ère Seraing) à partir de 1965.