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06.04.2008

Le château de Chokier et sa construction

8af641c3958690496f1083eedf1ef560.jpgSa construction remonte au Moyen-Age. Le plan de l'ancienne forteresse existe, il a été relevé par l'architecte de la Violette à Liège.

Il a été assiégé à plusieurs reprises et fut totalement détruit par les Hutois en 1346. A cette époque, les bourgeois des bonnes villes de la Principauté voyaient dans les châteaux un élément essentiel pour l'exercice du pouvoir. C'était au départ une forteresse faisant corps avec le rocher. De cette époque, il ne subsiste que la tour ronde (il y en avait une seconde en face).

Pour plus de renseignements sur le village de Chokier

Pour plus de renseignements sur le Château de Chokier en particulier

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04.04.2008

La ruelle Aripette

b1ce57c80a91382e5ef6235964ca1e83.jpgIl s'agit d'une des plus anciennes voies, non seulement chez nous, mais aussi à Jemeppe, Amay, Huy, en région de Namur et peut-être encore ailleurs.

Son tracé à l'abri des crues de la Meuse fut établi par l'usage et remonte dans la nuit des temps. Il suivait le pied des collines, la plaine alluvionnaire devenant dangereuse lorqu'elle subissait les colères du fleuve.

La rue Aripette avait une certaine importance en ce qui concerne le trafic entre les localités proches. Elle voyait passer les courriers à cheval et les gens qui, pour divers motifs, allaient et venaient d'une communauté à l'autre. Lorsque nous nous dirigions vers l'Ermitage, on la retrouve sous l'appellation "Chemin nommé ruelle d'Aripette au-dessous des roches". Elle longeait en effet le pied des roches et existe encore. Vers 1867, entre le Houlbouse et la gare de Flémalle-Haute, on comptait une douzaine de maisons. La petite maison en pierres, à droite après le passage à niveau du Houlbouse était la maison de Monsieur Henri Cuitis qui était ouvrier à la fabrique d'amidon de Chokier. Cette maison existe encore.

De nombreux autres renseignements concernant la ruelle Aripette se trouvent dans un des fascicules "Flânons dans les rues de Flémalle" édités par la Commission Historique de Flémalle.

31.03.2008

La famille des "de Berlo"

904134f3f59336b2dad27b7fbea25cf8.jpgCette famille a fourni de nombreux seigneurs  de Chokier de 1636 à 1812.

Paul de Berlo « Dans le sang » .

En 1596, Marie de Senzeille, propriétaire du château, épouse en troisièmes noces le Comte Jean-Jacques Barbiano de Belgioso, un homme violent et belliqueux soutenu par des mercenaires italiens.Pour hériter des biens, il fait enfermer sa femme à Diest. Marie ne pouvait communiquer avec personne. Sentant la fin venir, elle rédige un testament avec son propre sang dans son livre de prières, en faveur d’un neveu, Paul de Berlo. En 1602, le comte de Belgioso hérite de sa femme. Il sera propriétaire de la forteresse féodale pendant plus de 25 ans. A sa mort, les langues se délient et le testament sanglant de Marie permet à Paul de Berlo de faire valoir ses droits contre la famille Belgioso. Ce n’est qu’après une longue procédure et un véritable siège pour faire déguerpir les mercenaires italiens qu’il récupèrera son château en 1639. Il meurt en 1660.

42bb2a5a36c4474478730e2256867c21.jpgL’autel du bas-côté gauche de l’église est le mausolée de la famille de Berlo. Un assez grand nombre des membres de la famille y ont là leur sépulture. Ainsi Monseigneur Ferdinand de Berlo, évêque de Namur de 1697 à 1725, y repose également. C’est lui qui a offert la relique de Saint Vincent (martyr) provenant d’Espagne, qui repose dans le fond de l’église.

 

Jean-Amour de Berlo

C’est lui qui réalise d’importants travaux dans la deuxième moitié du 18e siècle.

Après un violent incendie vers 1700, il transforme la forteresse en un château de plaisance et lui donne à peu près l’aspect actuel.

Il est propriétaire de 1759 à sa mort en 1781.

La famille endettée devra vendre le château au créancier, Antoine Defays, en 1812.

 

17.03.2008

La pipe du Roi Albert, le roi chevalier

a00c74225ed9e74241e7a15455ed4068.jpgALBERT – LE ROI CHEVALIER Tête sans numéro Marque : F. WINGENDER CHOKIER Historique : profitons du mois de février pour commémorer le décès accidentel ? du Roi Albert (il ne voulait pas qu’on lui attribue un numéro) le 17 févier 1934 à Marche-les Dames.

Cette pipe n’a aucun rapport avec ce décès. Il s’agit d’une pipe patriotique très populaire après le 1er conflit mondial. Les pipiers wallons ont rivalisé de créativité dans ce domaine, ils espéraient de la sorte relancer le succès de la pipe en terre. Malheureusement, ce ne fut qu’un feu de paille. Les pipes à l’effigie du Souverain étaient souvent couplées avec l’effigie de la reine Elisabeth. Cependant, je n’en connais pas dans la production WINGENDER.

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09.03.2008

L'orgue CLERINX de l'église Saint-Marcellin de Chokier

L'instrument a été construit en 1858 par le facteur Arnold Clerinx de Saint Trond.

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Arnold Clérinx a été un facteur très actif dans notre région. Il produisait deux types d'instruments, un petit modèle doté d'un seul clavier comme l'instrument des églises d'Engis, de Mons, des Awirs, un modèle plus imposant, à deux claviers, comme celui de cette église, de celle de Fléron, d'Amay. Tous ces instruments ont été récemment remis en état.

Clérinx a produit aussi des instruments plus grandioses, comme celui du Séminaire de Liège, de l'église Saint-Jacques, détruit pendant la guerre et maintenant remplacé par une copie d'un instrument de 1600.

Durant ses 150 ans d'existence, notre orgue, qui était à l'origine un instrument romantique, bien de son époque, à subi bien des aléas et bien des transformations.

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Pendant la dernière guerre, en 1942, des voleurs ont dérobé les tuyaux de façade, que l'on appelle « les Montres » du verbe « montrer » ce qui n'a rien à voir avec les horloges.

Ces tuyaux, en étain, métal fortement recherché, ont été remplacés à l'époque par des répliques en zinc, dont la sonorité était évidemment beaucoup moins bonne.

Vers 1950, M. Frésart, qui occupait à l'époque le château de Chokier et qui mariait une de ses filles, a offert à la paroisse une « restauration » de l'instrument. Elle fut réalisée par la firme Van de Loo de Louvain, firme aujourd'hui disparue.

En réalité la « restauration » en question ne fut pas un succès. Elle a consisté en une transformation, visant à suivre la mode du moment qui consistait à «baroquiser », (à rendre baroques) les instruments en remplaçant les jeux romantiques d'origine par des jeux faussement anciens. A cette époque les autorités artistiques de l'Etat étaient beaucoup moins regardantes et ce travail fut réalisé sans le moindre contrôle de spécialistes.

d4f3e95a1ecabdd494ed897243b33aee.jpgCe n'est plus le cas fort heureusement à l'heure actuelle.

La restauration qui vient d'être réalisé sous l'autorité de M Patrick Wilwerth avait pour but de remettre l'instrument dans son état d'origine, avec entre autre une nouvelle « Montre », la réparation de tous les tuyaux, l'élimination des jeux baroques rajoutés et la révision du mécanisme qui avait lui aussi beaucoup vieilli.