22.04.2008
La tannerie
La photo veut nous montrer l'entrée de ce que les bateliers appelaient « le goulot de Chokier » : bras de Meuse situé entre la rive gauche et l'île Rensonnet, et qu'ils devaient emprunter. Le courant violent les obligeait à utiliser plusieurs chevaux pour haler leur bateau vers l'écluse. Ces îles ont disparu après 1926, lorsque les fortes crues obligèrent les pouvoirs publics à entreprendre les grands travaux d'endiguement du fleuve.

A gauche, le moulin Willems avec, à sa partie supérieure, « li tire sètch », plate-forme en saillie par où les sacs de blés étaient hissés. Le moulin n'existe plus. Le bâtiment suivant, d'abord occupé par une amidonnerie, abritait à l'époque la tannerie Monseur qui utilisait des écorces de chênes qu'on amenait par bateaux.
23:05 Publié dans Autres, Belgique, Le village d'hier, Perso, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le goulot, ile Rensonnet, endiguement, fleuve, moulin, Willems, Chokier
17.04.2008
Visite du village de Chokier
A l'occasion du Marché aux fleurs de Chokier, l'Office communal du Tourisme de Flémalle ouvrira ses portes de 10h à 16h. Profitez-en pour retirer toutes les informations, les bonnes adresses pour passer une journée, un week-end en famille ou entre amis. Une large documentation y est en effet disponible concernant la Province de Liège en particulier mais aussi la Belgique entière : promenades pédestres, guide Belsud des chambres d'hôtes, gites à la ferme,…, attractions touristiques, agendas, et bien sûr tous les renseignements concernant la commune de Flémalle (guide des commerçants, agenda, stages pour enfants, activités extrascolaires, loisirs, sports, restaurants, organisation de visites pour groupes,…). De plus, le même jour, l'Office du Tourisme vous propose UNE VISITE DU VILLAGE DE CHOKIER abritant des demeures remarquables des 17è, 18è et 19è siècles. Rendez-vous donc à 14h à l'Office du Tourisme de Flémalle, Chaussée de Chokier 29, pour y rencontrer votre guide.
PAF : 1.50€/personne - enfants gratuits.
Org. : Office communal du Tourisme de Flémalle.
Infos : 04/233.67.87
www.flemalle.be tourisme@flemalle.be
21:06 Publié dans Autres, Belgique, Culture, La Libre Essentielle, Le village d'aujourd'hui, Loisirs, Passions, Perso, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Visite du village, Chokier, Office du tourisme, loisirs, demeures du 17 S, 18S et 19 S
16.04.2008
Chokier et son ancien relais de poste
La poste c'est-à-dire le transport des lettres avait été établie en Belgique et en France dès le XIVe S mais exclusivement pour le gouvernement. On avait organisé, le long de certaines routes, des relais de chevaux qui servaient au transport des courriers officiels. Plus tard, les particuliers purent bénéficier du service de ces établissements pour leur correspondance, ils purent aussi louer des chevaux de poste pour leurs dépêches ou leurs voyages personnels. On changeait de chevaux à tous les relais, c'est-à-dire tous les 8 km environ. Evidemment, il fallait payer. On faisait ainsi 11 à 12 km/h tant les routes étaient en mauvais état.
On devine encore les ouvertures (rebouchées depuis) destinées à laisser passer les voitures à chevaux.
Le « plan de la traverse de Chokier » nous montre que le sieur Dupont Dieudonné, nommé maître poste à Liège, possédait aussi une « forgette » située à une vingtaine de mètres à l'ouest du relais.
21:00 Publié dans Autres, Belgique, Culture, Le village d'hier, Passions, Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poste, relais de chevaux, chevaux de poste, chemin de Namur à Liège, forgette, Dupont Dieudonné, Chokier
15.04.2008
Un chokiérois pas comme les autres, Joseph Godelaine
JOSEPH GODELAINE
S’il n’y est pas né (mais presque : à Flémalle-Grande en août 1921) Joseph Godelaine vit cependant à Chokier depuis près de 70 ans.
Quittant Jemeppe pour venir « au bon air », ses parents ont fait construire en 1937-38 la maison qu’il habite toujours actuellement.
A l’époque, élève en fin d’humanités au Collège St Martin, il faisait tous les jours à vélo le trajet de Chokier à Seraing. Le vélo est d’ailleurs resté jusqu’il y a peu son moyen de locomotion préféré pour les courses dans les environs. Qui ne l’a vu en effet sillonner ainsi Flémalle dans tous les sens ? Prenons-en de la graine !
Après sa rhéto, son père lui a donné la possibilité de choisir entre continuer des études ou commencer à travailler. Il opte pour la seconde solution et est engagé comme employé à l’Espérance-Longdoz.
Il effectue toute sa carrière professionnelle au sein de « Cockerill » et est prépensionné de Chertal à 58 ans.
Nous connaissons Joseph comme quelqu’un qui a toujours apprécié d’entrer en contact, d’établir des liens, en recherche de convivialité avant que le mot ne soit à la mode. Il a souvent répondu présent quand on lui a proposé ou qu’il a eu la possibilité de s’engager sur le terrain pour rendre service, à un niveau de proximité.
Voyons tout d’abord ce qui concerne son activité politique au niveau communal. Joseph Godelaine a été l’avant-dernier bourgmestre de Chokier.
A la fin des années 50, le Baron Frésart le sollicite pour rejoindre le groupe « Intérêts communaux ». Le conseil communal se composait à l’époque de 9 mandataires : 5 IC et 4 socialistes. De conseiller et échevin en 1961, il est nommé bourgmestre en février1962, remplaçant Fernand Danse qui avait remis son mandat en septembre 1961. M. Moyano était secrétaire communal.
Il assure cette fonction jusqu’aux élections suivantes (en 1964) qui furent déterminantes pour l’avenir de Chokier. En effet, la commune de Flémalle-Haute, intéressée par une partie du territoire de Chokier situé sur le plateau des Trixhes, en rapport avec des projets de construction de logements sociaux, propose le rattachement du village à Flémalle-Haute, s’engageant alors à installer les égouts. L’équipe au pouvoir est contre cette proposition et tente de trouver les moyens pour essayer de réaliser elle-même cette infrastructure.
Dans ce but, Joseph Godelaine prend son bâton de pèlerin et se rend à Bruxelles en espérant y obtenir les appuis et aides financières nécessaires. La liste socialiste, quant à elle, défend le rattachement avec Flémalle-Haute. Les électeurs ont voté ; la liste PS l’emporte et Richard Pons est nommé bourgmestre. En 1967, Chokier est réuni à Flémalle-Haute, 10 ans avant la fusion des communes. Joseph Godelaine poursuit son activité politique dans le cadre de la commune élargie sous une étiquette tantôt PSC tantôt IC.
Sur le plan paroissial, c’est aussi une personnalité. En effet, à la suite de M. Monseur, il est président du Conseil de Fabrique depuis plusieurs dizaines d’années. En reconnaissance, il a reçu de l’Evêché la médaille d’or de Saint Lambert qui récompense 40 années de bons et loyaux services. En son temps, il a aussi fait partie de la conférence des Messieurs de St Vincent de Paul.
Ceci nous permet de faire le lien avec le domaine social où Joseph n’est pas non plus demeuré en reste : il a été membre actif d’ « école et famille », conseiller au CPAS, permanent bénévole aux mutualités chrétiennes, chauffeur au télé-service… et on en passe !
Il s’est engagé aussi sur le terrain sportif (en l’occurrence sur le terrain de football). A l’époque de ses 18 ans, il a joué dans l’équipe des clubs de Flémalle-Haute et d’Engis, plutôt à l’attaque. C’était, parait-il, un spécialiste des penalties. Après plusieurs blessures, il change de casquette et devient arbitre (il a « sévi » en divisions provinciales puis surtout chez les jeunes, en catégories minimes, cadets, scolaires, juniors) jusqu’à l’âge de la retraite, à 50 ans. Actuellement, il délaisse un peu le foot pour le tennis. C’est un supporter acharné de Justine !
Enfin, Joseph fait bien sûr partie du comité Pentecôte à Chokier dont il est le doyen. Si depuis peu de temps il participe et assiste surtout aux activités du week-end, il n’a pas épargné sa peine. Il a fait partie de l’équipe des (pré)pensionnés affectée au montage des fameux Travhydro. Il tenait aussi régulièrement les entrées ou la caisse ici et là… Il a distribué des milliers de programmes, ce qu’il appréciait là… particulièrement de faire en compagnie de Sophie Biesmans!
22:50 Publié dans Autres, Belgique, Loisirs, Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Joseph Godelaine, Chokier
14.04.2008
En ce temps-là, le chemin de fer
Installé dans la seconde moitié du 19eme siècle, le chemin de fer joue un rôle très important dans la vie de cette époque. C'est pratiquement le seul moyen de transport des marchandises et des personnes. Le réseau des voies ferrées en Belgique fut longtemps le plus dense au monde. On ne peut évidemment négliger l'importance du transport par voie fluviale à cette époque, mais ce n'est pas l'objet de cette rubrique
En consultant les anciennes cartes et les plans Popp on constate que le chemin de fer fut installé bien avant 1900 et qu'il est à double voies.. En ce qui concerne le passage à niveau du Houlbousse, on perçoit trois phases : un passage, puis on voit apparaître la mention de l'arrêt avec une aubette (sur le plan Popp) et par la suite une maison. (carte de 1890). On peut donc affirmer que les barrières existaient déjà avant 1900.
En 1938, la ligne de chemin de fer est donc à double voie et la traction des convois est assurée par des machines à vapeur, monstres crachant la poussière et la fumée noire car le charbon utilisé est de piètre qualité, crachant aussi des escarbilles : braises qui en retombant endommageaient le linge ou mettaient le feu aux broussailles en période de sécheresse. Poussière que l'on retrouvait inévitablement dans l'eau de pluie, rendant son utilisation très limitée. Les rails avaient une longueur de 27 mètres : on imagine le bruit que faisait chaque essieu de roue lorsqu‘il passait sur chaque joint : on entendait venir le train de loin. Sur la ligne, de nombreux trains de voyageurs, transportant les ouvriers qui venaient travailler dans les industries du bassin liégeois, notamment ceux en provenance de la Hesbaye (on les appelait « les bèdots ») et d'une partie du pays flamand, transportant aussi les écoliers et étudiants. La plupart des voitures voyageurs étaient en bois, seuls les trains directs étaient équipés de voitures en fer qui ont encore fait du service jusque dans les années 80 sur certaines lignes.
Bruit des trains, bruit infernal de ces longs convois, parfois plus de soixante wagons métalliques, amenant le minerai de fer des mines de Lorraine pour alimenter les hauts-fourneaux.
Wagons en fer, wagons en bois aussi, ouverts ou fermés. Wagons fermés immortalisés dans certains films car ils servaient tout autant au transport de marchandises que de personnes : ils portaient d'ailleurs des inscriptions indiquant le nombre de chevaux que l'on pouvait y mettre ainsi que le nombre de personnes. Wagons qui se fermaient de l'extérieur, wagons qui on servit à transporter les troupes, les prisonniers, les personnes déplacées, les déportés et autres Juifs.
Pour la petite anecdote, on notera que le chemin de fer était installé sur des terrains mis à leur disposition par bail emphythéotique. On dit que la SNCB paie toujours à certains endroits un droit de passage sur les terrains des grands propriétaires fonciers !
A chaque croisement du chemin de fer avec une route existante : un passage : à niveau, en tunnel ou sur un pont. A Chokier, il y avait, en 1938, quatre passages à niveau. Deux passages à niveau gardés : rue de Fexhe et rue Dony, un passage à niveau non gardé (Trokay) et un passage à niveau étroit et non gardé un peu plus loin vers Flémalle que le passage de la rue Dony (il ne permettait que le passage de piétons).
Le passage de rue de Fexhe était donc un passage à niveau gardé mais dont les barrières étaient fermées en permanence (à l'inverse du grand passage à niveau de Flémalle qui était normalement ouvert). A Chokier, le passage était gardé par une garde-barrière qui travaillait chaque jour de 7hrs du matin à 7hrs du soir (27 jours par mois sur 30). A l'arrivée d'un véhicule, elle devait téléphoner à la cabine d'aiguillage de Flémalle-haute pour demander l'autorisation d'ouvrir le passage. La nuit, c'était papa qui assurait bénévolement le service. Les barrières étaient donc fermées en permanence et cadenassées la nuit Un portillon métallique permettait le passage, en tout temps, des piétons. A chaque passage, on imagine le bruit lorsque le portillon se refermait !! .
Si le nombre de passages était généralement réduit, il n'en était pas de même, en période de récoltes, spécialement, lors de la récolte des betteraves car le Houlbousse était la seule voie praticable pour les lourds charrois qui descendaient des cinq fermes du plateau pour se rendre à Engis pour le chargement sur les wagons.
Le passage à niveau du Houlbousse était également, avant-guerre, un point d'arrêt pour les trains omnibus. La garde-barrière devait donc distribuer les tickets et contrôler les voyageurs à la montée comme à la descente. Elle disposait à cette fin d'une aubette. Lors des premières années du chemin de fer, cette aubette était le seul édifice existant et se trouvait du côté sud du passage. Par la suite, une maisonnette sera construite et l'aubette sera transférée de l'autre côté.
Après le 10 mai 1940, les trains ne s'arrêteront plus à Chokier !
21:02 Publié dans Autres, Belgique, Culture, Le village d'hier, Mode, Passions, Perso, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chemin de fer, train, Chokier, garde-barriere, voie, passage à niveaux




