27.02.2008
La fabrique Wingender de Chokier
Les pipiers en terre allemands et hollandais s'approvisionnaient depuis plus de deux siècles à Andenne. La « derle » d'Andenne était réputée pour sa plasticité et sa blancheur supérieures à toutes autres.
Dans un souci d'économies, les pipiers allemands, originaires pour la plupart de la région de Coblence, vont s'installer soit à Andenne comme Heurter, le premier, soit dans les environs.
On trouve à Chokier, le 31/08/1834, Jacques KNOEDGEN (pipier chez TREES à Liège) et sa sœur Marie-Anne KNOEDGEN (née à Höhr 22/12/1806 qui épouse le 7/10/1835 Henri WINGENDER. Ils auront 3 enfants : Henriette, Félix et Henri.
En 1835, la « Firme KNOEDGEN – WINGENDER » est créée et elle emploie :
7 ouvriers aux pipes : 1 ouvrière :
KALBETZER Louis, né à Helgert en 1809 SANT Catherine, née à Höhr en 1823
KLEUTGEN Jean, né à Verlo en 1809
STEINBACH J.-P., né à Höhr en 1802
VAN MUNSTER Henri, né à Höhr en 1809
WINGENDER Henri, né à Höhr en 1809
WINGENDER J.-P., né à Höhr en 1810
WINGENDER P., né à Höhr en 1802 *
On trouve trace le 18 septembre 1838 d'une livraison chez Louis TATELIN, négociant à Herve, de 27.750 pipes en terre de modèles divers pour 132F dont 2F de port.
En mars 1839, la « Firme KNOEDGEN-WINGENDER » est dissoute.
La « Firme WINGENDER-KNOEDGEN » est fondée les pipes produites seront marquées « W.K. » et un catalogue de la production est édité.
* WINGENDER Pierre, travaille de 1837 à 1839 chez RITZEN à Maeseyk.
En 1850, on le retrouve à Bree (lieu d'origine de son épouse) chez KNOEDGEN Jacob.
De 1852 à 1854, il loue ses services chez FACH-COLLEYE et Cie à Jemeppe
En 1855 et 1856 à Grivegnée chez THRES (TREES).
Enfin, en 1856 il est de retour chez WINGENDER-KNOEDGEN.
21:40 Publié dans Culture, Le village d'hier, Passions, Perso, Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Chokier, Pipe, Piperie, Wingender





Commentaires
Bonjour !
L'histoire telle que lue avec des images aujourd'hui est l'avenir du passé par la lucide pensée. Je vous en félicite pour cela, car malgré que tout passe l'on retrouve quand même des traces. Une marche d'escargot. Pourquoi Dieu le Tout Puissant Créateur notre Seigneur, à l'excéption de toutes les autres créatures sur terre, ne lui a-t-il pas créé ses pattes ? Ca donne à réfléchir. Avant l'ouverture des écoles, à l'aide de quoi les humains apprennent-ils des choses et les observent, si ce n'est dame nature ? Ce n'est qu'un rappel.
Les charmes architécturaux d'autrefois ont plus d'esthértique point de vue harmonie du style, l'attraction du regard et auxquels s'ajoute la solidité à tout point de vue.
Dans certains endroits de la planéte, certains menteurs disent que les anciennes bêtisses se démolissent alors que ce sont eux les destructeurs pour en construire de plus mauvaises à la place pour uniquement avoir de l'argent. Un vrai gâchi, si ce n'est un crime tout court. La même chose pour les archives non soigneusement conservées et répértoriées, voire protégées.
Les paysages en usage, les personnages en 3ème âge, étc, étc, y compris les routes, les véhicules, les autres oeuvres d'art méritent une attention soutenue normalement des pouvoirs publics incarnant la représentation des colléctivités. Les écoles de pensées autant que leurs contradictions d'intérêts existent raison pour laquelle des guérres s'eclatent mais comment prouver le degré de civilisation si l'on ne sait pas d'où on vient et comment ?
Envoyez-moi des soutiens sur les traces introuvables en photos de mon village natal El-Maïn (Constantine) d'avant la guérre autant que celles du pendant et de l'après, lorsque se créent les nouveaux départements et les communes en plein exercices en 1957. Que reste-t-il de tout ça ? Lorsqu'aucune trace ne se retrouve cela facilite les mensonges et les trafics d'influences de toutes sortes.
Écrit par : AMAROUCHE | 02.03.2008
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